Le contour de toutes les peurs / Guillaume Guéraud

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Clément, un garçon de 14 ans surprend un homme en train de saccager le bureau de sa mère qui est avocate. Ce dernier, torturé et révolté par des douleurs subies dans son passé se jette sur le jeune garçon, le brutalise et s’enfuit tout en le menaçant de représailles futures. Clément s’interroge alors sur le pourquoi d’une telle violence, gratuite. Pourquoi de tels faits qu’ils croyaient imaginaires se sont produits sur lui ?

Ce livre qui se lit d’une traite, tant on est pris par l’effroyable évocation de la douleur physique et morale qu’un être humain peut causer à son semblable et qui est, il faut bien l’admettre, souvent présent dans nos faits divers.

Cette fiction est vraiment convaincante. Heureusement l’auteur entrecoupe les chapitres de flash-back qui tempèrent quelque peu cette peur qui progressivement s’empare du lecteur. L’écriture est simple mais les termes employés sont durs et crus. Ce roman noir reste quand même touchant tant il est vrai et humain. C’est un livre à réserver aux grands ados.

Le grand concours / Helène Vignal

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Diop n’est pas un maître comme les autres, il sait toujours comment féliciter ses élèves, les faire rire et réfléchir. Le Grand Concours des idées extravagantes, c’est une de ses inventions pour faire plancher toute l’école. Eugénie a des idées originales. Depuis trois ans, elle gagne à tous les coups. Elle voudrait bien faire plaisir à Diop mais cette fois-ci, c’est la panne sèche. Chez elle, il n’y a que sa mère et le bruit de la machine à coudre : ce n’est pas ça qui va l’aider. Mais dans la classe, arrive une nouvelle, Malinka : elle a un visage tordu qui lui donne un air pas commode. Un jour, Malinka invite Eugénie chez elle, dans l’atelier où elle bricole toutes sortes d’inventions aussi bizarres qu’inutiles. Eugénie voudrait bien avoir le savoir-faire de Malinka et Malinka savoir comment viennent les idées chez Eugénie. Le mieux serait peut-être de faire équipe… ça ne permet pas forcément de gagner, mais sûrement de forger de solides amitiés !

Le Grand Concours est un roman sur la confiance en soi. Malinka ne se croit pas capable de trouver des idées originales et Eugénie doute de pouvoir rendre concrètes ses idées. Autour de l’arbre à palabres, le maître Diop, avec ses rires et ses mots choisis, donne aux enfants une vraie leçon de confiance en permettant à chacun d’exprimer ses doutes et de trouver en soi une réponse. Un texte juste et sensible dont les illustrations rendent bien la fraîcheur.